Autisme et naturopathie

L’autisme a longtemps été source de tous les fantasmes et souvent traité de manière honteuse pendant de nombreuses années par le corps médical. La situation a heureusement évolué depuis quelques années et, même si la France reste majoritairement à la traîne sur ce sujet par rapport aux pays anglo-saxons, les choses commencent vraiment à bouger dans la bonne direction.
Aujourd’hui, nous assistons toutefois à une explosion générale dans les pays occidentaux des troubles du comportement chez les enfants et notamment des cas d’autisme diagnostiqués. Ces chiffres alarmants ne peuvent pas s’expliquer uniquement par un meilleur diagnostic, des facteurs environnementaux entrent forcément dans la balance. Et c’est là que la naturopathie entre en jeu !

 

 

Commençons tout d’abord par définir de quoi nous parlons.

 

Le diagnostic de l’autisme reste malheureusement compliqué et regroupe des réalités parfois diamétralement opposées mais, dans les grandes lignes, l’autisme se caractérise par une difficulté handicapante à communiquer avec son environnement. Certains autistes dans leurs formes les plus sévères sont totalement reclus sur eux-mêmes et sont incapables d’interagir avec leur entourage, tandis que d’autres, sans déficit intellectuel, se remarquent à peine, notamment chez les femmes qui développent plus facilement des comportements sociaux leur permettant de palier à leurs difficultés quotidiennes. En d’autres mots, elles s’adaptent si bien qu’on finit par oublier leurs spécificités. D’autres autistes encore ont développé des compétences hors du commun dans certains domaines intellectuels, comme par exemple les autistes Asperger. Ces disparités ont amené le corps médical à parler de TSA plutôt que d’autisme : de Troubles du Spectre Autistique plus ou moins sévères.

 

En s’intéressant à l’autisme, on remarque que certains enfants présentent dès les premiers mois des troubles autistiques tels qu’un regard fuyant, des troubles du développement et des apprentissages, tandis que d’autres connaissent un développement classique pendant les premiers temps puis connaissent un recul parfois très rapide de leurs capacités vers l’âge de 2 à 4 ans. Cette détérioration plus ou moins graduelle de leur développement laisse souvent les parents totalement désemparés. Ils ne comprennent pas pourquoi leur bébé ne parvient soudain plus à faire ce qu’il faisait quelques jours/semaines avant et s’inquiètent à juste titre.

 

Sans vouloir dresser ici une liste exhaustive des troubles potentiels du spectre autistiques, on retrouve généralement une combinaison des items ci-après :

  • comme nous l’avons déjà dit, le contact avec autrui est toujours compliqué, que cela soit le contact physique par le toucher ou le contact intellectuel avec la parole, le langage et la connexion à l’autre,
  • repli sur soi,
  • émotions exacerbées ou absence quasi-totale d’émotions,
  • forme d’hypersensibilité sensorielle ou absence de sensibilité qui pourrait éventuellement être interprétée comme un moyen de défense de l’organisme à une sensibilité accrue (en gros, à force d’être submergé de stimuli épuisant à traiter, le corps se coupe complètement du monde extérieur et rentre dans sa bulle),
  • rapport au corps et à la douleur particulier,
  • phénomènes d’auto-mutilation et d’auto-agression,
  • troubles du comportement, difficulté à gérer ses émotions, cris, pleurs, colère, sautes d’humeur,
  • troubles du développement intellectuel, de l’apprentissage et du développement moteur,
  • troubles de l’attention (hyperactivité ou hypoactivité),
  • absence de réaction au prénom,
  • troubles digestifs, allergies, problèmes de peau, faible système immunitaire,
  • troubles du sommeil,
  • troubles alimentaires, difficultés à s’alimenter, alimentation composée de seulement quelques aliments (souvent de moins en moins), troubles de l’oralité,
  • retard de croissance...

 

 

Qu’est-ce que la naturopathie peut faire concrètement pour accompagner l’autisme ?

 

 

Mettons tout d’abord les choses au point : les TSA ne se soignent pas au sens classique du terme, ils s’accompagnent grâce à l’hygiène de vie et à la naturopathie pour gagner en qualité de vie. Il est possible d’agir sur leur intensité mais non de les faire disparaître à tout jamais pour ne plus avoir à s’en préoccuper. L’idée est d’accepter sa différence ou celle de son enfant tout en refusant de se résigner. Il vous faudra trouver la bonne distance et réajuster sans cesse votre accompagnement, idéalement avec l’aide d’un naturopathe professionnel. Mais les résultats sont là.

 

Globalement, l’autisme est aujourd’hui considéré comme un déséquilibre multifactoriel avec une composante épigénétique influencée par un ensemble de facteurs environnementaux. Concrètement, cela signifie que les personnes souffrant d’autisme présentent/présenteraient une spécificité génétique qui s’exprimerait ou non en fonction de la quantité de toxines qui les entourent. Il existerait donc une prédisposition génétique (sur laquelle il n’est pas possible d’intervenir) qui s’exprimerait plus ou moins en fonction d’une intoxication générale de l’organisme (sur laquelle la naturopathie a une très grande influence, c’est même son cheval de bataille principal!).

 

 

En consultation naturopathique, je commence donc par mettre en évidence grâce à l’anamnèse les différentes sources de toxines présentes dans l’environnement de l’enfant. Qu’est-ce qui fait qu’il en est arrivé là ? (Il semblerait, même si ce ne sont encore que des suppositions, que les enfants pour lesquels l’autisme se développe le plus tard, sont d’autant plus sensibles à l’environnement par rapport à ceux dont les TSA ont été mis en évidence dès le départ). Je m’intéresse également à des carences éventuelles au cours de la grossesse, à la qualité du microbiote des parents et à celui de l’enfant, au taux d’inflammation générale de son organisme, au stress oxydatif, à son alimentation

La première démarche consiste souvent à faire l’impasse pendant quelques temps ou définitivement, selon les cas, sur le combo gagnant : gluten, produits laitiers et sucre ! Mais, même si cela suffit parfois à déclencher les premières améliorations, l’accompagnement global nécessite une prise en charge plus intensive : détoxification des métaux lourds, compléments alimentaires pour palier aux carences éventuelles, gestion de l’hyperperméabilité intestinale et du microbiote, réflexion sur l’alimentation (qui pourra s’améliorer graduellement une fois que le microbiote se sera lui-même amélioré) et sur le positionnement parental à ce sujet, gestion des émotions, phytothérapie, fleurs de Bach… Il peut aussi être intéressant de travailler sur les réflexes archaïques et le rapport à l’enveloppe corporelle par le massage et/ou la réflexologie, ainsi que de développer un accompagnement spécifique organisationnel pour aider l’enfant à améliorer en parallèle son sentiment de sécurité et ses apprentissages. Je travaille donc toujours conjointement avec mes clients en tant que naturopathe et consultante en parentalité afin d'optimiser les résultats.

 

Comme vous le voyez, le travail ne se fera pas en une heure. Il demande de la persévérance et il est nécessaire de prendre aussi en compte les autres membres de la famille avec leurs besoins et leurs spécificités pour que ce travail soit réellement pérenne. C’est toute la dynamique familiale qui est à revoir. C’est donc bien d'un accompagnement global dont il est question ici : en terme de modalités d’action tout comme en terme d’étendue de travail. Mais cela vaut le coup de se lancer dans l'expérience !

Alors renseignez-vous et prenez-vous rendez-vous auprès d’un naturopathe si vous êtes concerné et si vous vous sentez prêt, que cela soit en présentiel ou en visio vers moi, ou vers un collègue si vous préférez. L’important est de faire le premier pas !

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Certifiée Féna, la Fédération Française des Écoles de Naturopathie

 

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