La simplicité dans l'alimentation

On parle beaucoup depuis quelques mois de l'application Yuka qui permet de scanner produits alimentaires et cosmétiques afin d'obtenir des informations sur la toxicité des additifs alimentaires contenus dans les produits en question, ainsi que sur leurs teneurs en gras, en sel et en sucre. Cette application semble avoir un bon retour chez les consommateurs et être grandement appréciée, au point qu'elle dépasse aujourd'hui les 5 millions de téléchargement.

Je ne m'épancherai pas sur le bien fondé d'une telle application, notamment car je ne l'ai jamais utilisée et que je ne compte pas le faire.

Ce qui me pose question, par contre, ce sont les reportages ou les articles nous montrant des familles pleines de bonne volonté et utilisant cette application devant des rayons de supermarché débordant de céréales pour le petit-déjeuner ou de crèmes desserts, à chercher désespérément LE produit un peu moins mauvais à la santé que les autres. Et là, j'avoue que je ne comprends plus trop. Ces personnes semblent conscientes de l'influence de la qualité de leur alimentation sur leur santé, semblent prêtes à passer du temps à choisir le bon produit, mais ne remettent toutefois pas en question leur mode d'alimentation lui-même.

 

C'est un peu comme tous ces produits sans gluten que l'on trouve aujourd'hui quasiment dans toutes les épiceries. Au demeurant, l'idée est bonne. Les gliadines, ces protéines du gluten, ont en effet une fâcheuse tendance à stimuler à outrance la zonuline, une autre protéine de notre organisme réglant l'ouverture des jonctions serrées intestinale. Ce faisant, elles créent de l'inflammation. En d'autres termes, le gluten du blé, de l'orge, du seigle et de l'épeautre incite à l'hyperperméabilité intestinale.

Cet effet excite chez tout le monde, pas seulement chez les personnes souffrant de la maladie cœliaque ou de sensibilité particulière au gluten. Il est délétère pour l'organisme quelque soit l'individu, mais les effets se font parfois ressentir de manière aiguë et rapide chez certains, tandis qu'ils restent en sourdine pendant de nombreuses années chez d'autres en créant une inflammation chronique dite de bas grade.

Il s'avère donc judicieux de diminuer fortement sa consommation de gluten. Mais est-ce pour autant une bonne idée de compenser en consommant des produits dit sans gluten en grande quantité? Cela ne l'est clairement pas pour notre porte-monnaie puisque ces produits de substitution sont généralement coûteux. Est-ce que cela l'est néanmoins pour notre santé? De quoi sont composés au juste ces produits sans gluten? Et bien souvent de farine de riz, au goût passe-partout, sucré et plutôt apprécié, mais qui possède le grand désavantage de faire fortement monter notre taux de glycémie et de farine de maïs, tout aussi passe-partout que la farine de riz et malheureusement tout aussi pro-inflammatoire que la farine de blé.

 

L'arrêt du gluten vous aidera certainement à améliorer l'état de votre transit intestinal si vous êtes devenu particulièrement sensible à celui-ci, mais le remplacer systématiquement dans votre alimentation par des produits sans gluten sans remettre en question la fréquence avec laquelle vous continuez à manger du pain, des pâtes, des pizza, des gâteaux, des crêpes... ne présage rien de bon sur le long terme. La seule vraie solution consiste à diminuer sa consommation globale de glucides, et non à remplacer certains glucides par d'autres.

 

De même qu'il est naïf de continuer à acheter du plastique en se fiant à la mention sans bisphénol A, puisque les composés qui le remplacent sont très certainement tout aussi nocifs, il est de mon point de vue naïf de chercher à s'alimenter correctement au rayon crème dessert, gâteaux ou céréales pour le petit-déjeuner d'une grande surface. La vraie question à se poser n'est pas "Comment puis-je continuer à consommer autant de produits industriels qu'avant sans qu'ils ne détruisent ma santé?" mais plutôt "Comment puis-je modifier en profondeur mon alimentation pour éviter au maximum les produits industriels de sorte que lorsqu'il m'arrive occasionnellement d'en manger, mon corps soit de lui-même capable de les gérer au mieux?".

 

 

Faire confiance à une application ou à un organisme externe pour nous dire ce qu'il est bon de manger ou non est toujours dangereux de mon point de vue. Il est préférable de se faire une opinion par soi-même.

Vous êtes perdus devant tous ces ingrédients au nom imprononçable ou devant ces additifs commençant par E quelque chose? Vous ne savez plus à qui faire confiance? Qui suivre?

Je suis persuadée que dans ce cas, le mieux est de faire dans la simplicité. Si vous souhaitez acheter un produit qui a plus des quatre ou cinq ingrédients, laissez tomber. Si vous souhaitez acheter un produit avec des E dans sa liste d'ingrédients, laissez tomber. Oui, certains E sont inoffensifs, mais pourquoi se prendre la tête avec cela? Évitez autant que possible les plats préparés, les préparations compliquées et élaborées. Retrouvez le goût des produits bruts, simples et faits maison.

 

 

"Le pire, c'est que ce sont toujours les produits pour enfants qui sont le plus mauvais à la santé!"

 

Cette phrase, je l'entends souvent. Et je ne la comprends pas non plus. Car j'avoue ne pas savoir ce que sont les produits pour enfants, ce qu'est la nourriture pour enfants.

Pourquoi devrait-il y avoir une alimentation spécifique aux enfants? Les enfants ont-ils des besoins nutritionnels différents de ceux des adultes? Et en quoi consisterait cette alimentation dans ce cas? Serait-elle plus sucrée afin d'être plus attrayante? Serait-elle constituée essentiellement de glucides? Aurait-elle moins de goût afin d'être plus neutre? Aurait-elle moins de morceaux afin d'éviter d'éventuelles fausses-routes?

Voyons où ces questions nous mènent.

 

 

Les enfants ont-ils des besoins nutritionnels différents de ceux des adultes?

Passée la période du nourrisson qui demande une alimentation spécifique à base de lait idéalement maternel, au mieux maternisé si pour des raisons familiales l'allaitement n'est pas choisi/possible, pendant 6 mois exclusif puis encore pendant de nombreux mois en alternance avec une nourriture autre, et disons jusqu'à plus ou moins 3 ans où les apports en lipides sont plus importants que chez l'adulte, les besoins nutritionnels de l'enfant sont plus ou moins les mêmes que ceux d'un adulte. Le ratio protéines, glucides, lipides est le même.

Un enfant a un estomac plus petit et il aura souvent tendance à manger plus souvent de plus petites quantités. Mais il a tout autant besoin de nourriture de qualité qu'un adulte, si ce n'est plus.

 

Les enfants ont-ils un attrait particulier pour le sucre et les glucides?

Les enfants naissent avec une appétence particulière pour le sucre qui leur permettrait de rechercher particulièrement le goût du lait maternent à forte teneur en glucides, ce qui leur fournit l'énergie dont ils ont  besoin pour tenir jusqu'au prochain repas, le temps qu'ils se reconstituent des réserves. Ces glucides seraient aussi nécessaire au développement de leur cerveau. Mais cette phase très particulièrement ne dure qu'un temps, la teneur en glucide du lait maternel ayant d'ailleurs tendance à diminuer avec la durée de l'allaitement. Passées les premières années, rien ne justifie une alimentation essentiellement constituée de glucides.

Certaines théories anthropologiques développent l'idée que cet attrait pour le goût sucré chez les humain était également là pour pousser les hommes préhistoriques à manger en grande quantité les fruits sucrés ou les céréales qu'ils rencontraient au cours de leur vie de nomade en activant le circuit neurologique de la récompense pour les inciter à recommencer. Les fruits sauvages (prunelles, cynorrhodons, cenelles...) sont toutefois nettement moins sucrés et plus acides que ceux que nous cultivons aujourd'hui et les manger en grande quantité ne pose pas de problème à l'organisme. Quant aux céréales, elles étaient bien plus digestes que ne le sont les variantes hybrides actuelles. Aujourd'hui, alors que nous n'en avons culturellement plus besoin puisque notre alimentation quotidienne est remplie de glucides, nous conservons malheureusement cette appétence physiologique pour les sucres.

L'attrait pour le sucre des enfants n'est donc pas une caractéristique physiologique adaptée à notre époque qu'il est nécessaire d'entretenir en leur proposant systématiquement des petits-déjeunes, des en-cas, des desserts ou des goûters à forte teneur en sucres. Bien au contraire, il est de notre devoir de parents de leur faire découvrir d'autres goûts qui leur sont plus étrangers de premier abord.

 

Les enfants rejettent-ils les goûts prononcés et sont-ils plus attirés par les goûts neutres?

Je pense que c'est une erreur commune de considérer que les enfants rejettent systématiquement les goûts un peu forts. Nous connaissons tous des enfants qui raffolent des olives, des cornichons, du bleu d'Auvergne ou encore de la sauce soja.

Certains enfants passent certes par une phase de phobie alimentaire au cours de laquelle ils refusent de tester de nouveaux aliments ou des aliments déjà connus présentés sous de nouvelles formes. Mais si nous ne les stigmatisons pas outre mesure et que nous continuons à leur proposer régulièrement de nouveaux goûts sans les forcer pour autant, tout en leur montrant que nous mangeons ces aliments avec plaisir, ils trouveront d'eux-mêmes le chemin vers ces nouvelles contrées alimentaires.

Les enfants apprennent par imitation et sont curieux de nature. Si vous désirez qu'ils grandissent en mangeant de manière variée et équilibrée, vous devez vous-même manger de manière variée et équilibrée et partager vos repas avec eux.

L'alimentation de la mère pendant la grossesse et l'allaitement a un rôle prépondérant à jouer dans le développement du goût chez l'enfant en l'exposant de manière précoce à une diversité aussi riche que possible.

 

 

Est-il nécessaire de commencer par proposer aux enfants une alimentation sans morceau?

Il est courant dans notre société occidental de proposer d'abord des purées et des compotes aux bébés lors de la diversification alimentaire avant de les habituer petit à petit à manger des morceaux. Deux raisons principales à cela: tout d'abord l'idée communément admise qu'on ne peut pas manger de morceaux sans dent, puis l'idée que proposer des morceaux à des enfants aussi petits risquerait de les conduire à s'étouffer avec la nourriture.

 

Il existe toutefois une méthode différente pour faire découvrir les aliments aux bébés qui contredit ces faits : la diversification menée par l'enfant dite DME. On l'appelle également la diversification consciente ou autonome. Elle consiste à introduire des aliments solides dès six mois, lorsque l'enfant se tient correctement assis tout seul, le dos bien droit. On propose à l'enfant des aliments coupés en morceau plus ou moins de la taille d'une frite dans une assiette devant lui et on le laisse se saisir lui-même de ces morceaux à son rythme, l'idée étant que s'il peut attraper lui-même un aliment, celui-ci n'est pas trop petit pour qu'il le porte à la bouche. Il ne prendra pas grand chose au début et son alimentation principale restera le lait maternel qui lui fournira tous les nutriments dont il a besoin. Mais si vous lui laissez le temps de la découverte, vous lui faites un merveilleux cadeau pour la vie; la DME permet d'éviter de rentrer dès le début de l'alimentation solide dans le conflit et/ou la manipulation concernant la nourriture comme le fait de faire l'avion ou de pousser l'enfant à continuer à manger sans tenir compte de sa faim intrinsèque ce qui pourrait ultérieurement conduire à des blocages et à des désordres d'ordre alimentaire. Elle montre aussi à l'enfant qu'il participe aux repas familiaux puisqu'il est possible de lui proposer ce que nous mangeons si nous ne l'avons pas salé outre mesure.

La DME fonctionne plus facilement avec les bébés allaités qui ont l'habitude de mâcher le lait maternel pour le faire sortir et qui utilisent plus les muscles de la bouche pour boire que ceux nourris au biberon. Mais le lait maternisé ne constitue en aucun cas une contre-indication.

Il est essentiel de ne jamais laisser seul son enfant lors d'un repas. Les enfants ont toutefois généralement un fort réflexe de nausée qui leur évitent les fausses-routes et ils savent régurgiter les trop gros morceaux.

 

En quoi partir du principe qu'il existe une alimentation pour enfants est-il préjudiciable?

Distinguer les plats pour enfants des plats pour adultes revient à renforcer l'appétence des enfants pour les glucides et à les détourner plus longtemps d'une alimentation plus équilibrée riche en légumes, en fruits, en épices et en herbes. Entretenir cette croyance a donc tendance à renforcer leurs phobies alimentaires éventuelles.

 

Je n'ai personnellement jamais préparé de plats spécifiques pour mes enfants. Et je leur ai toujours expliqué qu'il existe des aliments santés et des aliments plaisirs. Qu'il arrive que certains aliments rentrent dans les deux catégories mais que ce n'est pas systématiquement le cas. Notre nourriture quotidienne doit être composée essentiellement d'aliments santés, les aliments plaisirs affectant notre santé doivent rester rares et appréciés à leur juste valeur : de superbes occasions de se faire épisodiquement plaisir ou de partager des moments avec des amis qui sont plus dans la junk food, à savourer ensemble sans mauvaise conscience du fait de leur rareté.

Je ne les ai pas non plus habitués dès tout petits à ne manger que des petits-déjeuners sucrés, ni à avoir des desserts après chaque repas ou encore un goûter sous forme de gâteaux quotidiens. Depuis toujours, je leur propose ce que nous, les adultes, nous mangeons. Mon aîné a toujours mangé de tout, mon cadet a connu une phase un peu plus compliquée de deux ou trois ans pendant laquelle il a systématiquement refusé tous les légumes cuits, tout en acceptant avec plaisir les légumes crus croquant sous la dent. Il était également très réfractaire aux plats mijotés et mélangés. Il recevait donc une carotte crue s'il ne voulait pas goûter aux petits pois ou une endive à croquer s'il refusait de toucher aux poireaux vinaigrette. Mais cela n'allait pas plus loin, je ne lui préparais pas de plat spécifique. Au fur et à mesure, il a commencé à accepter de goûter quelques nouveaux aliments et a fini par en apprécier certains après que je les lui ai proposés plusieurs fois. Ne perdez donc pas patience. Restez bienveillant et laissez-les expérimenter à leur rythme. Ils finiront par vous imiter.

 

Mais alors on mange quoi concrètement?

 

Il n'est pas toujours aisé de renoncer aux plats préparés, surtout quand les parents travaillent à l'extérieur et ont peu de temps pour préparer le repas du soir ou le petit-déjeuner avant de partir à l'école. Simplifiez vos repas pour gagner du temps. Rien ne vous oblige à conserver la tradition des repas à 3 plats : entrée, plat de résistance, dessert. Surtout pour le dîner qui gagne à être léger afin de favoriser un sommeil de qualité.

 

  • Faites vos propres surgelés en doublant vos proportions afin d'en congeler la moitié pour un repas ultérieur.
  • Proposez des repas complets type légumes crus coupés en bâtonnets trempés dans une sauce/tartinade/dip avec des galettes type socca ou galettes de sarrasin.
  • Varier en proposant des galettes au sarrasin maison à fourrer avec des crudités façon tortilla. Vous pouvez donner du goût en y ajoutant des olives, des câpres, des légumes lacto-fermentés...
  • Pensez aux soupes de légumes.
  • Faites de grosses salades composés servant de plat principal.
  • Retrouver le plaisir de consommer des produits simples, bruts, de qualité. Soyez patient, vous aurez peut-être besoin d'un peu de temps pour vous réhabituer à des goûts plus simples.
  • Perdez l'habitude de systématiquement terminer vos repas par un dessert.
  • Remplacez les yaourts aux fruits par des yaourts natures avec des fruits.
  • Faites des desserts aux fruits sans sucre ajouté à l'agar agar.
  • Faites vos compotes maison sans sucre ajouté et congelez-en une partie.
  • Remplacer la confiture des tartines du matin par de la crème d'amande.
  • Privilégiez les petits-déjeuners salés.
  • Proposer des fruits frais et une poignée d'oléagineux au goûter.

Mais gardez à l'esprit que pour améliorer votre capital santé, un seul mot d'ordre : augmentez la part de légumes sous forme cuite et crue dans votre assiette.

 

Et voyez le bon côté des choses. En cessant tout simplement d'acheter des plats préparés, cuisinés, des gâteaux tout faits..., vous perdrez peut-être un peu de temps mais vous économiserez de l'argent et gagnerez en qualité de vie.

 

À vos fourneaux !

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Commentaires: 2
  • #1

    Emilie (mardi, 12 mars 2019 09:27)

    Merci pour cet éclairage! Pour moi l’alimentation saine est un véritable défit et bien souvent, un parcours du combattant. Avec les évictions gluten-lait-œuf, cela est parfois un vrai casse-tête. Je me rabats alors sur les produits tout prêt sans GLO mais ô combien coûteux et effectivement pas tous recommandés par yuka ;)
    Et si la solution résidait dans la simplicité... en effet! Les habitudes alimentaires aussi sont parfois tellement ancrées qu’il faut vraiment prendre du recul pour y voir clair!
    En cours d’allaitement je suis épuisée... mais je sais que mon alimentation n’est pas assez variée et sûrement trop riche en glucides...
    Et le sucre reste mon combat! Comme je suis faible... �
    Merci en tous cas... je suis avec plaisir tous ces articles très enrichissants et... remuants aussi!

  • #2

    familles-naturos (mardi, 12 mars 2019)

    Merci Émilie pour ton retour. En effet, le régime sans gluten-lait-oeuf n'est pas simple à mettre en place, surtout quand c'est fait du jour au lendemain et qu'on part d'une alimentation classique. La seule solution pérenne est de concevoir les repas différemment. Et pour se redonner envie de consommer des légumes en plus grande quantité, rien de tel que les épices, les herbes fraîches, les légumes lacto-fermentés, les olives, les algues, les petites sauces sympas... qui vont redonner du goût à des aliments que nous avons parfois pris l'habitude de considérer comme fades.
    Et puis, je crois qu'il est aussi important de voir cette phase comme une chance et non comme une contrainte. Tu as la chance de devoir suivre un régime pour accompagner au mieux ton bébé qui va te permettre de reprendre de meilleures habitudes alimentaires sur le long terme et de (re)découvrir de nouveaux goûts pour toi et ta famille. Si tu le vis dans cet esprit, ce sera plus simple d'être créative et motivée!
    Quand au sucre, le mieux est souvent d'en diminuer les quantités petit à petit. Il faut rééduquer son palais. Cela se fait assez bien, en quelques semaines. Et de penser à la cannelle par exemple, au chocolat noir ou aux fruits frais et secs qui permettent de calmer la pulsion de sucre sans y céder complètement. Je prévois un article là-dessus quand j'aurais le temps.
    Quant à l'allaitement, pense aussi aux lipides de qualité! Tu n'en consommes peut-être pas suffisamment.
    Bon courage!

Certifiée Féna, la Fédération Française des Écoles de Naturopathie

 Membre de l'OMNES, Organisation de la Médecine Naturelle et de l'Éducation Sanitaire

 

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